La dorure à chaud

Doigt droit reliure grande turbine Reliure rollet dorure a chaudLe XVIe siècle voit l’apparition de la dorure avec apport d’or sur les reliures françaises. Ce savoir-faire, nommé dorure à chaud, existait déjà en Perse au XIVe siècle et en Italie vers 1480.

Une bande de feuille d’or est couchée sur le cuir préalablement apprêté d’une solution à base de blanc d’œuf. Un fleuron chaud (outil en bronze emmanché dans du bois) s’appliquant avec pression et balancement, crée l’empreinte de son motif en creux. L’or est instantanément capturé au fond de cette trace grâce à la solution servant de fixateur.

Pour avoir une dorure chargée et chatoyante, le doreur doit répéter l’opération à trois autres reprises, la difficulté étant de se repositionner impeccablement dans la première empreinte. Le procédé est le même pour le titrage de lettres.  

Au cours des siècles, les couvertures des reliures, autant que leur dos, ont reçu des ornementations somptueuses tels les décors à la fanfare, les semis royaux, les dentelles, les pastiches, les dos en caisson…